Sexualité : Comment parler de santé sexuelle avec mon adolescent?

Ce texte donne de l’information sur la sexualité aux parents. Il aborde la santé sexuelle de leur jeune et les aide à discuter du sujet avec eux.

Votre adolescent a trouvé l’amour de sa vie. Tout va bien, même un peu trop. Vous vous doutez que sous ces regards nerveux et langoureux, il y a quelque chose qui se trame quand vous n’êtes pas là. À quel moment faut-il parler de santé sexuelle avec son adolescent? Qu’est-ce qu’on dit et qu’on ne dit pas à un adolescent à ce sujet?

Sexualité rime avec santé

Un des premiers sujets de préoccupation à l’adolescence est la protection contre les grossesses non désirées et les infections transmissibles sexuellement (ITS). Pourtant, la plupart des adolescents n’aiment pas parler de santé sexuelle avec leurs parents. Ils savent qu’ils doivent se protéger, mais ils ne savent pas toujours à quel moment ou comment le faire. Certains mythes sur la sexualité circulent entre amis et faussent l’information. En fait ce qu’il faudrait dire aux jeunes est que pour faire une bonne utilisation du condom, on doit le porter du début à la fin des contacts sexuels. Quant à la pilule contraceptive, l’adolescente doit la prendre tous les jours à la même heure, sinon le moyen perd de son efficacité. Plusieurs jeunes croient que s’il n’y a pas de signe visible d’une ITS, c’est que leur partenaire n’en a pas. Or, la plupart du temps, le porteur ne présente pas de signe visible de son ITS.

 

Passer le bon message au bon moment

Certains parents vont donner des contraceptifs à leur jeune ou proposer à leur adolescente un rendez-vous médical pour une contraception hormonale. D’autres parents vont donner des livres d’information sur la sexualité que le jeune pourra consulter quand il en aura envie. Dans les premières expériences sexuelles, le jeune vit beaucoup d’insécurité et se questionne à plusieurs sujets. Dites-vous que s’il veut de l’information, il ira la chercher, que ce soit dans les livres, sur Internet, auprès de ses amis, de ses frères et sœurs, de vous, d’un intervenant ou auprès de ses partenaires. Si vous lui donnez une information adéquate et que vous vous montrez ouvert dans les discussions, vous augmenterez les chances que votre adolescent se tourne vers vous lorsqu’il en aura besoin.

 

Faut-il tout savoir pour bien l’aider?

Il n’est pas important de savoir si votre adolescent est actif sexuellement pour le soutenir. Il préférera probablement ne pas vous en parler, à moins qu’il ait besoin de votre aide. Si votre adolescent vous demande un rendez-vous médical ou le droit d’utiliser un contraceptif hormonal (ex. : la pilule contraceptive), il est fort possible qu’il se sente prêt à aborder ces sujets. Comme il s’agit d’un sujet délicat, un commentaire jugeant ou de l’humour mal placé pourrait heurter sa sensibilité.

Il peut être très tentant de demander à votre jeune où il en est dans sa sexualité avec son partenaire. Avant de le questionner, réfléchissez à ce que vous souhaitez vraiment connaître de sa vie privée et les raisons qui vous amènent à poser ces questions. Seriez-vous à l’aise si votre jeune vous posait les mêmes questions? Demandez-vous ce qu’il est vraiment nécessaire de connaître pour l’aider à prendre ses décisions.

La santé sexuelle peut être une porte d’entrée pour parler d’autres aspects de la sexualité et des relations amoureuses. Toutefois, il est possible que la conversation soit brève. Pour être un bon parent éducateur, vos échanges n’ont pas à prendre la forme d’un interrogatoire. N’oubliez pas qu’en tant que parents, nous n’avons pas besoin de tout savoir au sujet la sexualité de notre jeune. Par exemple, l’accueillir dans ce qu’il vit et répondre à ses questions est parfois bien suffisant!

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