La relation parent-enfant

Comment préserver la relation parent-enfant tout au long du développement?

La relation qu’on crée avec notre enfant présente le défi de la préserver tout au long de son développement. Tant qu’il y a une relation, il y a de l’espoir que l’enfant puisse aller chercher de ses parents ce dont il a besoin, et qu’il puisse avoir suffisamment confiance pour aller vers eux s’il vit des moments difficiles. Cette relation peut se construire :

Au fil du temps : dès la naissance de notre enfant, la relation peut se construire jour après jour en passant des moments de qualité quotidiennement avec lui, moments qui seront bien différents à chaque étape de sa vie. Bébé, on peut le bercer, l’embrasser, le cajoler. Petit enfant, on peut le regarder jouer en souriant, grand enfant, on peut l’écouter nous expliquer son jeu sans l’interrompre, etc.

En accueillant l’enfant dans ce qu’il vit : ce n’est pas facile d’accueillir un enfant dans sa souffrance, cela nous met en contact avec la nôtre. Par exemple, l’enfant vient vous voir et dit: ”Papa, Bernadette n’est pas gentille, elle m’a enlevé mon épée” au lieu de lui dire, par exemple qu’il ne devrait pas pleurer, on peut lui dire que l’on comprend sa peine en le prenant dans nos bras.  On peut lui demander aussi ce qu’il compte faire avec Bernadette et l’encourager dans le moyen qu’il aura choisi de prendre et l’aider dans sa réflexion.

En lui laissant de la place pour s’exprimer : Par exemple, l’enfant arrive et dit : Maman, Jérôme m’a frappé aujourd’hui à l’école. On pourrait être porté alors à lui dire quoi faire, comme d’aller voir un adulte, de riposter à Jérôme ou quelque chose du genre. Pour favoriser la relation avec lui, on peut choisir de demander à l’enfant ce que lui a fait, et lui demander ce qu’il pourrait faire d’autre aussi en le valorisant dans les moyens qui l’ont aidé. On peut le féliciter de nous en avoir parlé et l’encourager à le refaire s’il en ressent le besoin.

En équilibrant les limites qu’on lui impose et la confiance qu’on lui porte : cela signifie qu’on va le laisser se casser la gueule parfois.  On peut choisir de ne pas lui dire ce qu’on pense de ces choix chaque fois qu’il ouvre la bouche et éviter les sermons. Pourquoi ne pas lui poser des questions ouvertes au lieu de lui donner chaque fois notre point de vue? Mon enfant de 11 ans me dit qu’il veut écouter son émission qui se termine tard et je trouve qu’il n’a pas assez dormi hier. Je peux alors avoir tendance à lui dire qu’il ne regardera pas la télévision si tard, qu’il est trop fatigué et qu’il doit se coucher tôt pour être en forme à l’école demain. C’est normal, on sait très bien qu’il sera fatigué! Cependant, avec un jeune de cet âge, on peut, par exemple, au lieu de l’empêcher systématiquement de faire ce qu’il veut, lui demander comment il rattrapera son sommeil, ce qu’il fera s’il est fatigué le lendemain, lui demander si lui juge que c’est une bonne idée de se coucher si tard, etc.

En ayant des attentes réalistes : un enfant ou un adolescent ne réfléchit pas et n’agit pas comme un adulte. Il est normal qu’il ne comprenne pas toutes les conséquences de ses décisions, qu’il ne fasse pas tout naturellement son ménage sans qu’on ne lui dise, qu’il s’insurge de ne pas pouvoir faire ce qu’il veut. Souvent, ce peut être plus facile de lui dire clairement quelques règles claires et lui annoncer les conséquences (et les mettre en œuvre s’il désobéit) s’ils ne les respectent pas que de s’attendre à ce qu’il fasse tout et comprenne tout.

En préservant de bons moments ensemble : l’adolescence peut présenter des défis particuliers pour garder la relation parent-enfant vivante.  Les adolescents ont moins besoin de notre présence constante, ils sortent plus souvent ou s’enferment dans leur chambre et c’est normal. Plutôt que de dire à notre jeune qu’il n’est pas correct de s’enfermer, pourquoi ne pas l’inviter au restaurant, à faire une activité sportive ou simplement à regarder un bon film ensemble et à en jaser après? Il y a plein de façons de préserver la relation avec notre enfant. Quelles sont les vôtres?

 

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