La loi sur le consentement sexuel

Comment intervenir quand mon adolescent ne respecte pas la loi sur le consentement sexuel.

Les relations sexuelles des adolescents sont encadrées par la loi sur le consentement sexuel.

Apprendre que notre adolescent a des relations sexuelles qui ne respectent pas la loi sur le consentement sexuel peut nous faire vivre toutes sortes d’émotions (colère, déception, inquiétude, culpabilité, etc.), et ce, que notre adolescent soit légalement considéré comme l’«agresseur» ou comme la «victime». On peut alors se questionner sur notre rôle en tant que parent dans une telle situation.

Il n’est évidemment pas réaliste de penser que nous avons le pouvoir d’empêcher complètement notre adolescent d’entretenir une relation que l’on n’approuve  pas ni le pouvoir de contrôler chacun de ses gestes. Néanmoins, on a le pouvoir d’éduquer, de transmettre nos valeurs et d’encadrer.

Lorsque notre adolescent nous parle qu’il vit ou qu’il souhaite vivre une relation amoureuse ou sexuelle qui ne remplit pas les conditions légales pour la validité du consentement, il ne faut pas oublier que la loi ne concerne que les gestes de nature sexuelle et non pas les sentiments ou les fantasmes. On peut donc prendre le temps de reconnaitre et de normaliser l’amour et l’attirance sexuelle que ressent notre adolescent.

Toutefois, on peut lui expliquer clairement les éléments de la loi qui s’applique à son âge ainsi que les risques qu’il court en choisissant  d’avoir des contacts sexuels avec son partenaire. On peut aussi exprimer nos propres valeurs à ce sujet et imposer nos règles et nos limites.

Par exemple, un parent pourrait expliquer à son adolescent de 17 ans qui fréquente une fille de 13 ans: ‘’Il y a une grande différence d’âge entre ta copine et toi ce qui fait que sur le plan légal, si vous aviez des relations sexuelles, son consentement ne serait pas valide.’’

Dans une telle situation, le parent pourrait interdire à son adolescent d’aller dormir chez elle ou même refuser qu’elle vienne à la maison.  Il pourrait également décider de communiquer avec les parents de l’adolescente afin de leur expliquer la situation et ainsi, leur transmettre ses limites (par exemple, je ne vous autorise pas à accueillir ma fille chez vous).

Si un contact sexuel s’est déjà produit ou si notre adolescent refuse de se soumettre aux règles que l’on fixe, on aura à décider si on souhaite dénoncer la situation pour protéger notre jeune ou son partenaire.

Une relation sexuelle dans laquelle le consentement n’est pas valide en fonction de l’âge des partenaires ou du type de relation qui les unit est considérée comme une agression sexuelle. Ainsi, si par exemple, notre fille de 13 ans a des relations sexuelles avec un garçon de 19 ans, on peut choisir de dénoncer la situation à la police. Des accusations criminelles pourraient alors être portées contre le jeune homme.

Bref,  la loi sur le consentement sexuel nous permet de déterminer dans quels contextes un contact sexuel volontaire est néanmoins considéré comme une agression sexuelle. À vous de prendre le temps d’évaluer tout ça en tenant compte de vos besoins ainsi que de ceux de votre adolescent.

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