Adolescent en peine d’amour: que faire?

Comment peut-on accompagner et aider notre adolescent à traverser cette épreuve difficile?

L’adolescence est une période où le jeune peut  vivre beaucoup de premières expériences. C’est donc lors de cette période, bien souvent, qu’il risque de tomber amoureux pour la première fois et malheureusement, c’est aussi lors de cette période qu’il peut vivre sa première peine d’amour.

Par exemple, il y a de cela deux semaines, le copain de notre adolescente de 14 ans a décidé de rompre. Elle vit alors sa première peine d’amour. Elle pleure pratiquement tout le temps, n’a plus envie de rien faire, s’isole dans sa chambre et a perdu l’appétit.

Comment réagir? Que peut-on dire ou faire? À partir de quel moment doit-on s’inquiéter?

Voilà les questions qui surgissent dans la tête de bien des parents dans une telle situation. De plus, lorsque témoin de la souffrance de son adolescent suite à une rupture amoureuse, un parent peut alors vivre toutes sortes d’émotions et cela est normal.

Il peut se sentir terriblement impuissant, inquiet, triste et dépassé. Parfois même, le parent peut ressentir de la colère envers l’ex-partenaire pouvant alors le rendre responsable de la souffrance de leur adolescent ou encore ressentir de la peine parce qu’il avait créé un lien avec le copain/ la copine.

Bien qu’il soit extrêmement difficile pour un parent de voir son adolescent souffrir et qu’il souhaiterait plus que tout pouvoir lui enlever cette souffrance ou encore faire en sorte qu’elle disparaisse rapidement, il faut bien souvent laisser le temps faire son œuvre. On peut toutefois l’accueillir dans ce qu’il vit en l’écoutant.

L’adolescent éprouve souvent un grand besoin d’en parler, de raconter son histoire dans les moindres détails, et parfois même de la réécrire. On peut lui laisser un espace pour qu’il puisse exprimer ses émotions et lui dire qu’il est normal que cela lui fasse mal et qu’il se sente ainsi . On peut aussi lui rappeler qu’en ce moment c’est très douloureux, mais que généralement au fil du temps cette douleur peut  finir par s’atténuer. On peut lui dire qu’on est là pour lui, en lui offrant notre soutien et notre écoute.

On peut aussi l’encourager à en parler à des personnes de confiance de son entourage (amis, membres de la famille, etc.) ou encore à un professionnel (Tel-jeunes, intervenant de l’école ou du CLSC). On peut même offrir de l’accompagner dans les démarches qu’il décidera d’entreprendre s’il le souhaite. On peut l’encourager également à poursuivre les activités qu’il a l’habitude de faire pour l’aider à se changer les idées, et ce, même s’il est normal qu’il ait perdu l’envie de les faire.

Il est préférable toutefois d’éviter de banaliser ou de minimiser les émotions ressenties par notre adolescent. Par exemple, dire à notre adolescente que ce garçon ne vaut pas la peine qu’elle pleure, qu’elle devrait cesser d’y penser et passer à autre chose ou encore lui dire des phrases toutes faites telle que « Un de perdu, dix de retrouvés » risque fort de ne pas l’aider. Au contraire, elle  pourrait avoir le sentiment de ne pas se sentir entendue ou comprise.

À l’adolescence, vivre une peine d’amour peut être très souffrant. Les symptômes peuvent bien souvent s’apparenter à ceux de la dépression. Par contre, au fil du temps, la situation devrait peu à peu s’améliorer. Toutefois, lorsque l’on constate que les symptômes ne s’améliorent pas et qu’au contraire ceux-ci semblent s’intensifier et perdurer dans le temps, cela peut nous indiquer qu’il est temps de réagir, par exemple en insistant pour que notre adolescent aille chercher un soutien auprès d’un professionnel de la santé, tel qu’un médecin ou encore un psychologue.

 

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